VIDEO. Sur Myspace, on avait franchement cru qu’on aurait affaire à un groupe rock électro. Raté. Sur scène, on a eu droit à du bon du rock progressif emmené par une voix androgyne… Wendy Cole balance sur l’attitude rock star destroy, l’avenir avorté du disque et surtout ne se prend pas au sérieux, pour le moment… Idéal pour commencer à chauffer les grands espaces de Mains d’Oeuvres, qui affichent complet ce soir.
Depuis notre rencontre avec un certain M. Eleganz, on se demandait qui pourrait relever le défi d’une nouvelle interview en mode branleur. Et puis on a croisé la route d’un ptit gars en costard blanc, lunettes arty et stach’ travaillée, à mi-chemin entre le dandy anglais et le mafioso louche.
Voici l’infréquentable Peter Digital Orchestra, caïd des quartiers nord de Lisieux et monteur de machines. L’homme qui fait grimper l’action de Pento en bourse nous parle de son amour pour David Guetta. Et ça vaut le détour.
Le rock et l’electro font, paraît-il, bon ménage. En tout cas, le mélange est de plus en plus en vogue. Sauf que souvent, le résultat est sympa sans pour autant être bien transcendant. Avec les Anglais de Battant, on boxe dans la catégorie supérieure. Celle d’une musique inspirée des clubs et garages londoniens, d’une ambiance tantôt dansante, tantôt post-punk. Ligne de basse efficace, synthé rétro-hype et voix lancinante : pas de doute, Battant a tout compris et nous le prouve lors d’un concert gratuit de Scopitone.
Ces deux-là n’étaient certainement pas tête d’affiche de Scopitone ! Pourtant, les Allemands d’Incite représentaient bien, à eux seuls, l’essence même du festival nantais : un mélange pertinent et fascinant entre le son et l’image. A coups de beats fracassants, de sonorités métalliques et hypnotiques, le duo d’Hambourg nous plonge dans un univers brut et abrasif. Le tout accompagné de projections vidéos tout aussi percutantes…
Scopitone, c’est 5 jours de concerts un peu partout dans Nantes. C’est un peu de rock mais beaucoup beaucoup d’electro. Et c’est surtout deux soirées monstres organisées à la Friche Numérique, sur l’île de Nantes. L’orga du festival s’est emparée de cet ancien lieu industriel pour en faire un écrin dédié aux musiques actuelles et aux arts numériques : installations numériques, projections vidéos en live pendant les concerts, déco tout en techno…. La Friche n’a jamais été aussi à la pointe des nouvelles technologies ! Niveau musique, la Friche a résonné aux sons des Vitalic, Laurent Garnier, Boys Noize et autres Beat Torrent ! Avouons-le, tout ne fut pas parfait, notamment le set insipide de Boys Noize. Mais la soirée du samedi fut une totale réussite avec en point d’orgue l’énorme prestation de Vitalic, tout en puissance et en finesse. Pour ceux qui n’étaient pas là à ces deux soirées (à guichets fermés), voici quelques instants choisis…
Leur réputation les avait devancés dans notre imaginaire sourdoreillien. Rebecca Warrior et Mitch Silver, le duo sexy qui, semblerait-il, dégage une forte odeur de poisson, allaient nous faire des étincelles lors d’un Choix des armes qu’on attendait avec impatience. Eh bien il n’en fut rien, la reprise du roi Dagobert, réminiscence du cours de flûte de 6ème, nous a laissés perplexes, caméra et micro ballants au bord de la Loire.
Que s’est-il passé entre les derniers rayons du soleil et la naissance des premières étoiles? Une faille spatio-temporelle ? Cinq heures plus tard, nous avons en effet retrouvé Reby seins à l’air et Mitch en tenue d’aérobic, azimutés, en communion avec un public plus que survolté. Sueur, catcheur, peaux nues et décibels. Tout y était, nous voilà rassurés.