
Si on a mis si longtemps à jeter une oreille sur le travail de ce DJ parisien, c’est peut-être à cause de son nom qui fleure bon la house frelatée. Raté. Popof est tout simplement le plus gros frisson électro de ces six premiers mois de 2009. Et, au vu de sa musique, sans doute un mec un peu déprimé.
On connaissait DJ Tonio ou Rom1, pas très inspirés par leurs noms de scène mais pourtant très cotés sur la scène électro. Voici un troisième énergumène, Popof. Médaille d’or du pseudo, qu’on aurait sans doute boudé dans une soirée camping au Cap d’Agde.
Et puis un jour, l’un des tous meilleurs festivals européens nous met la puce à l’oreille en lui consacrant quelques lignes élogieuses. Direction Myspace pour voir s’il ne s’agit pas d’une enfumade de programmateur. Et là, bing, bing et bing. Un premier morceau minimaliste d’une beauté absolue, touché par la grâce.
Popof – Serenity
Certains appelleront ça de la minimal, d’autres de l’ambient techno ou je ne sais quoi. Peu importe, finalement. La force de Popof, c’est sans doute sa faculté à rendre à la techno une bonne dose d’humanité, loin des beats froids et primaires qui l’ont fondée. Les dépressifs chroniques se rendront vite compte que Popof est aussi efficace qu’un bon folkeux au bord du gouffre.
Ce monde ne respire pas la joie de vivre. On frise la crise de paranoïa. C’est peut-être ça que ce mec cherche après tout : passer pour un joyeux luron, qui n’hésite pas à mettre un chien paré de lunettes de soleil sur sa page d’accueil. Mais sincèrement, on ne voit pas comment un mec qui compose ce genre de morceaux pourrait être heureux…
Popof – Do you want me