
Devant l’impatience chronique d’un ami sourdoreillien à recevoir le cd, je devais me rendre à la raison… Ce p’tit gars-là ne se trompait que rarement, quand il s’agissait de me faire découvrir le prochain groupe qui se lierait d’amitié avec mes oreilles.
Birdy Nam Nam. C’est le nom. Celui d’une marque de glace aussi. Fraîcheur poppy ? Jeune talent de la nouvelle scène ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que je vais tomber du nid dès les premières notes.

J’attendais la fine saveur d’une crème anglaise, le puissant fumet d’un space cake va me retourner le cerveau.
Aux manettes, peut-être les quatre meilleurs djs français réunis, apprends-je suite à la pluie de questions que je fais tomber sur mon pote. Les premières notes d’Abbesses écoutées, un sourire weedesque s’accroche sur mon visage, pourtant marqué par la fatigue. C’est vrai qu’il y a du génie chez ces gars-là, ça saute aux oreilles.
Et la vague de scratch balaye mon corps. Bonheur suprême, on profite des images du concert. Le dvd apporte une vraie dimension au travail de ces messieurs tourne-tablistes. Les huit mains suivent un zig-zag endiablé et cette chorégraphie de ballet groove grave.
Beat hypnotique, je ne tarit pas d’éloges. Les frontières musicales de supermarché, ils les enjambent avec le sourire narquois du talent. Birdy Nam Nam, c’est le Katrina électronique, le tsunami platinesque (désolé pour notre Michel national, mais ils valent bien ce néologisme). Préparez-vous, ça va secouer…


