
Panoramas, début avril. L’horloge frise les 4h du matin. Sur scène, deux DJ allemands bien connus des amateurs d’électro, Modeselektor. Fin de set, toutes platines dehors. Les deux gars laissent les potards à un de leurs compatriotes, le jeune Boys Noize, 23 printemps. Changement de génération.
Après les chapeaux melon du duo, place à la casquette vissée de travers sur le crâne.
Timidement, Boys Noize commence à hocher de la tête. Devant lui, c’est vite la furie. Tout le monde se saute dessus, les joues collantes de transpiration. Le jeune gars, révélation de ce festival, enchaîne ses gros tubes : son hymne « Don’t Believe The Hype », « Cocotte » (remix de Teenage Bad Girl). Et tout le monde pète un énième câble.
Alors, quoi ? Pourquoi est-ce que ce type de musique, dérivé de l’électro, de la (bonne) house et de la techno, rend-elle les gens dingues ? Bon OK, certains s’abreuvent de petits bonbons illicites et croient peut-être participer à un contest de sauts de kangourous. D’accord. Mais ça ne concerne pas tout le monde. Le plus bizarre dans cette histoire, c’est que l’électro est par essence une musique binaire, alors pourquoi ne pas simplement hocher la tête ? Le mystère reste entier… Et puis, remarquez, d’autres sauvageons font bien pire…
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