Voilà : j’ai fait les Vieilles Charrues pour la première fois de ma vie ! Eurocks, Evreux, Dour, Trans, Bourges, Sziget...j’en avais fait des festivals, mais jamais celui-ci.
Alors cette année, je m’étais dis « qu’importe la prog, j’irai à Carhaix« . Effectivement, qu’importe la prog… Au lendemain de ce weekend, mes souvenirs ont du mal à se porter sur les concerts. Alors, je pourrais vous dire que j’ai une nouvelle fois adoré les prestations de Patrick Watson, de Camille, de The Do, de Wax Tailor. Mais bon, tout cela pèse peu face à l’ambiance générale qui règne sur ces Charrues.
215.000 personnes, 10 camping sur près de 20 hectares : les Vieilles Charrues font dans le gigantisme ! Cette 17e édition a battu le record d’affluence. C’est sans aucun doute le plus grand festival rock en France, l’un des plus importants d’Europe. Mais c’est surtout la plus grande fête de village du Monde (pas encore homologué par le Guinness mais bon…).
Comment ce festival arrive-t-il à conserver son caractère humain, proche ? En quatre jours, j’ai réussi à comprendre quelques ficelles :
Le public : c’est bien connu, il ne ressemble pas au public des autres festivals. Plus jeune, mais aussi plus vieux, plus familial en fait. La programmation y est bien sûr en partie responsable. En partie seulement. Car ce qui caractérise le public des Charrues, c’est aussi son côté très local. On a l’impression qu’un festivalier sur deux habite Carhaix ou les villages alentours.
C’est pas compliqué, au bar, on a l’impression d’être au troquet du coin : JB, 23 ans, informaticien de Brest sert des glaces à ses potes pendant qu’Henry, retraité, discute avec son ancien voisin du mariage de son neveu ! L’ambiance est tout le temps festive, joyeuse. Tout le monde est content d’être là, de faire ce qu’il fait, de participer à son niveau à cette grande fête, et tout se passe dans la joie. Même le service de sécu est cool… un peu le monde des bisounours ! Limite, c’est à se demander si un mec qui voudrait se faire casser la gueule y arriverait !
Les organisateurs auraient pu essayer de profiter de cette immense kermesse pour récupérer de l’argent en fricotant avec des entreprises privées. Et bien là encore, les Vieilles Charrues ne font rien comme les autres. Le plus grand festival de France est également l’un des plus préservé : aucune publicité, très peu de stands privés, des bars et restos associatifs avec des tarifs vraiment abordables (2,50 la bière, 2 euros la frite). Sur les écrans géants, plutôt que de passer de la pub, ici, on fait défiler les photos prises par les festivaliers !
Alors mes premières Charrues ne resteront certainement pas comme une claque musicale, mais qu’importe, j’ai gouté aux joies de cette fête, à la fois immense mais modeste et simple. J’ai vu qu’il était encore possible aujourd’hui de faire un festival avec une identité locale forte, avec des tarifs acceptables et sans devoir se vendre au plus offrant. J’ai compris pourquoi des gamins et des retraités venaient à cette grande messe sans même connaitre un dixième des groupes programmés.
Les Vieilles Charrues 2008 sur Sourdoreille :
Chère Camille, cher Patrick, chers tous…
Fautes de goût
Le Dawa dans la prairie, épisode 17
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Content que tu aies apprécié tes premières Charrues! Malgré une prog moins folichonne que certaines des années passées, j’ai passé un excellent week-end, grâce, comme tu le dis, à la superbe ambiance qui règne. Vivement l’année prochaine!
Assez juste analyse sur la bonne ambiance et tout et tout, mais mine de rien, j’ai trouvé le public un peu moins cool que les autres années, et les prix des bières et autres denrées sur le site arrivent à la limite de chez limite où on peut encore dire ‘ça va, c’est pas trop cher’…Ya deux trois ans, c’était encore VRAIMENT pas trop cher…
Pareil pour la prog, on a eu quelques daubes à partir de 2006, mais avant, jamais un Johnny, un Maé ou une Diam’s n’avait sali l’affiche de son nom…