Quatre mecs alignés, quatre platines, des concours DMC à ne plus savoir quoi en faire. Birdy Nam Nam ? Oui, mais pas seulement. Dans l’ombre du père à la peine, la relève montre les crocs. Présentation de deux concurrents sérieux.

2005. Crazy B, DJ Pone, Little Mike et DJ Need empruntent le nom d’un marchand de glace et créent Birdy Nam Nam, quelques semaines avant les Transmusicales de Rennes. La brochette sort son fabuleux premier album éponyme, chevauchée électro-jazzy déglinguée. Avec, en apogée, un live furieux à la Cigale, immortalisé sur CD.

Oui mais voilà, trois ans plus tard, ces drôles d’oiseaux de nuit se cassent la gueule de la branche au moment de confirmer toutes leurs belles facultés.

Malgré des critiques dithyrambiques dans les médias, chez Sourdoreille, on fait plutôt la moue en écoutant les morceaux pompiers et trop testostéronés de « Manual For Sucessful Rioting », sorti le 12 janvier dernier. Et ce malgré la dimension vertigineuse qu’a pris le groupe en live.

Et d’autres « 8 hand’s band » montrent le bout de leur vinyle. A commencer par Pulpalicious, des Dijonnais plutôt inspirés, qui ne succombent pas aux yeux doux du dancefloor. Deux preuves sonores pour illustrer le potentiel de ces messieurs.

 

Pas très loin de la ville de la moutarde, le travail de quatre Gones est aussi parvenu jusqu’à nos oreilles. Il s’agit du Scratch Bandits Crew, encore plus tranquilles que notre pulpeux Dijonnais. Un crew qui joue la carte d’une scénographie qui se démarque des rangs d’oignons habituels.

La nouvelle génération pure platine arrive. Au Nam du père, amen.