Programmé en première partie de Fabio Viscogliosi, dans le cadre de l’impeccable festival lyonnais Plug and Play, Vesper land avait fait son petit effet en janvier dernier en nous livrant un concert à la fois élégant et fragile. Un son folk avec des accents à la Nick Drake, des poèmes de William Blake en guise de texte, un concert tout en retenue, tout cela ressemblait fort à une invitation à en savoir un peu plus…

 

Vesper Land – I laid me down upon a bank

Vesper land est un projet de Mikael Cointepas, un jeune homme “pas encore du tout étiqueté chanteur folk”, pour le citer, mais connu pour oeuvrer en tant que musicien au gré de différentes collaborations avec des artistes et des groupes lyonnais. S’il a vu le film de Jim Jarmusch, Dead man, c’est bien la découverte dans une bouquinerie d’un recueil de William Blake (1757-1827) qui déclenchera son coup de foudre pour ce poète anglais. Cette découverte influencera son travail tout d’abord au sein du groupe post-rock Bleak Thieves, puis en solo avec la création de Vesper land et l’enregistrement d’un album de 6 titres en 2011 : « a folk tribute to William Blake« .

 

Vesper Land – A Divine Image

Le choix des textes s’est tout simplement opéré en fonction de la résonance qu’ils pouvaient avoir chez le musicien, touché par “une impression de grâce qui se dégageait des images simples et des thèmes intemporels des poèmes, finalement faciles à raccrocher à ce qu’on peut vivre maintenant”. Point de grandiloquence dans ce projet, en concert comme sur l’album, le paysage reste ouvert à l’interprétation, bordé par de belles compositions et une interprétation douce et tendue. Si Mikael Cointepas défend pour l’heure en solo sur scène Vesper land, ce projet reste ouvert et évoluera avec de futures collaborations musicales. A suivre.