En clôture de la dixième édition des Papillons de Nuit, Eddy Mitchell a présenté un show entre blues, jazz et rock. Un concert où standards et nouvelles chansons se mariaient lors de l’ultime tournée du natif de Belleville (Paris).

Si on ne devait retenir qu’une image, ce serait incontestablement « la classe ». L’ancien leader des Chaussettes Noires présente une forme olympique du haut de ses 69 ans. A se demander si The King of Pop n’a pas puisé son Moonwalk chez l’ami Eddy, tant ce dernier se défend en terme de jeu de jambes.

L’imposant crooner a su d’entrée mettre son public dans sa poche. La pluie avait décidé de s’arrêter, tout comme les slameurs au repos. Sur la Route de Memphis, La Dernière Séance, Le Cimetière des Elephants… Les tubes d’Eddy se sont enchaînés. « Il paraît que le public n’aime pas les vieilles chansons », ironisait l’homme à la coupe impeccable. Dans le public, sur des chaises de camping embourbées, quelques seniors ont suivi le concert sur grand écran. Grâce aux ballons rouges distribués aux spectateurs, l’ambiance familiale a fait le bonheur des photographes en quête d’images d’Epinal devant la scène.

Après quatre chansons, une imposante section cuivres – toute vêtue de rouge – a fait son apparition, jusqu’alors cachée dans l’obscurité. Seule petite déception, on a grillé un prompteur au pied d’Eddy. Mais bon, l’honneur reste sauf, il n’a jamais jeté un coup d’oeil dessus.

Et attention, ce n’est pas la moitié d’un blagueur, Eddy. Pour lancer« L’esprit grande prairie », Eddy Mitchell annonce le dernier titre « écrit par des jeunes musiciens, Alain Sushi et Laurent Voulzon ». Il aurait été dommage de quitter les Papillons de Nuit sans voir la foule se laisser aller sur « Pas de Boogie Woogie ». Un ultime rappel pour sa dernière séquence et Eddy Mitchell est reparti sous une salve d’applaudissements.

Crédit photo : PirlouiiitConcert and co