Le week-end dernier, c’était Rock’n'Solex. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le plus vieux festival étudiant de France, avec 44 éditions. Le concept: pendant 4 jours, de la musique et des courses de solex.

En plein campus de Rennes 1, l’université scientifique, celle qui ne se soulève que rarement, un immense chapiteau entouré de pelouse, les stands de réparation, le campement des compétiteurs… Un autre monde. Je suis persuadé que nous étions les derniers à être au courant de l’arrestation de Strauss-Kahn.

Ce que j’aime bien, ici, c’est que c’est un des dernier festivals un peu crades, vraiment étudiant, loin des Trans, par exemple. Ça, c’était jusqu’à ce week-end, jusqu’à ce que je découvre le site. Franchement, est-ce qu’ils étaient obligés de s’entourer d’un tas de structures gonflables et gonflantes? D’accord, ça n’était pas à l’effigie d’un soda qui fait des bulles. Non, c’était les gentils Jungle Speed et Abalone (les jeux de sociétés), mais ça a quand même des aspects de foire à la saucisse qui est en train de perdre son indépendance dangereusement. La faute à qui? Surement aux subventions, qui ont baissé de 25 % dans le domaine culturel à Rennes depuis 2009…

En ce qui concerne la musique, une chose à retenir : Dirtyphonics. Rappel: Un groupe de 4 Djs, formés en 2004, qui s’est fortement développé depuis, jusqu’à devenir, selon certains, les Birdy Nam Nam de la drum’n'bass… Un avis qui se discute…

Deux mecs aux platines, deux qui tapent sur des MPC, deux écrans latéraux qui retransmettent tout ça: on en prend plein la gueule. Il faut dire qu’en 2010, ils ont cassé la baraque en défendant les couleurs de la France aux States en baptisant leur tournée « French do it Better », d’où est issu une web-série dans laquelle ils mettent en scène des pompom girls groupies jusqu’à la moelle.

Pas étonnant qu’on passe pour les arrogants de service. Enfin voilà, j’étais sceptique, et je ne le suis pas resté longtemps. Au risque de me répéter, j’ajouterais que pour clore cette édition, les quatre Kids on the Block ont renversé le public de 4h30 du mat’, à grands coups de beats ultrarapides.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Dirty n’à cédé que partiellement à la déferlante dubstep, à laquelle on reproche souvent le manque de qualité… S’il y a un groupe de l’année, c’est Dirtyphonics, qui ont la décence de rester rares… Pour combien de temps ?